Une avalanche d’agressions sexuelles
Comment rester silencieux, indifférent, devant la floppée, que dis-je, l’avalanche de révélations sur des abus ou agressions sexuelles se déversant sur notre société, en particulier en France ? C’en est proprement effarant. Pas de jour sans que les media en fassent leur une. Le pire étant bien sûr (en tout cas pour les chrétiens) les abus commis en toute impunité par des ecclésiastiques pervers, toutes chapelles confondues du reste (certaines d’entre elles étant néanmoins très fortement représentées dans ces abus, ce qui bien entendu n’exonère nullement les autres). Lorsque ces abus atteignent dans leur chair des enfants, on reste tout simplement sans voix.
Le lecteur des évangiles est immanquablement ramené aux paroles de Jésus-Christ à ses disciples au début du chapitre 17 de l’évangile de Luc : Il est impossible qu’il n’arrive pas des occasions de chute, mais malheur à celui par qui elles arrivent ! Il serait plus avantageux pour lui qu’on lui mette au cou une pierre de moulin et qu’on le lance dans la mer, que s’il était une occasion de chute pour l’un de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes ! Si jamais l’avertissement de Jésus n’est pas assez clair, on peut se reporter à ses paroles au chapitre 13 de l’évangile de Matthieu : Or comme on arrache l’ivraie pour la jeter au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité et ils les jetteront dans la fournaise de feu, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles entende.
A l’écoute de ces paroles, pourtant bien connues par les fauteurs de scandale qui nous occupent, on a envie de dire que certains ont volontairement bouché leurs oreilles afin de ne pas entendre. Certes la repentance des coupables est toujours possible, et le pardon divin est accordé à tout pécheur qui se repent sincèrement (quelle espérance profonde y aurait-il pour tout un chacun en ce bas monde sans cette assurance ?) Il n’empêche que des sanctions émises par des juridictions publiques garantes de la protection des personnes doivent être prononcées en toute transparence et impartialité, sans aucune tentative de manipulation ou d’occultation des faits devant ces juridictions (voir ici).
Un « divin marquis » des plus pervers
Tout ceci, qui fait consensus dans notre société, en apparence du moins, ne nous dispense cependant pas de réfléchir sur certaines causes dont on ne parle pas volontiers dans notre culture laquelle a sacralisé la permissivité la plus abusive, aux conséquences les plus délétères voire destructrices, sous prétexte que « jouir sans entraves » est l’idéal ultime de l’homme moderne, et qu’il est donc « interdit d’interdire ». Ceci concerne évidemment la société dans son ensemble, et non les chapelles susnommées (même si elles ont aussi subi et hélas souvent propagé cette influence délétère). Cette même culture a donc sacralisé la permissivité la plus abusive, aux conséquences les plus destructrices, en qualifiant de « divin » un certain marquis (Sade, pour ne pas le nommer) dont la lecture des écrits suffit à démontrer la nécessité des peines éternelles dont parle le Christ, cette fournaise de feu où il y aura pour l’éternité des pleurs et des grincements de dents. Dans le Nouveau Testament on la retrouve notamment en 2 Pierre 2 ou en Jude 7, qu’on ferait bien de relire attentivement. J’ose à peine vous inviter à valider ce que j’écris ici, dis en allant vous pencher par vous-mêmes sur les écrits de Sade, qui ont ébranlé tant de cervelles contemporaines. Il s’en fallut de peu que la propre tête de cet embastillé en 1784 ne vacillât sous la Terreur robespierriste, mais il échappa de justesse au couperet terrestre, afin sans doute que la mesure de ses perversités atteigne son comble. Il en recevra un jour à venir le juste dû. Affirmation sadique ? Aujourd’hui, au pays du « divin marquis », le pervers est devenu roi, et l’impunité y est trop souvent devenue marquise.
Qui plus est, en ignorant voire en niant sa réalité, certaines soi-disant bonnes âmes ecclésiastiques n’ont de cesse de vouloir faire passer à la trappe (si je puis dire) la fournaise ardente contre laquelle le Christ n’a cessé de mettre ses auditeurs en garde. Peu importe qu’elles soient complices ou non des abus en question, cela fait partie du même agenda, celui qui consiste à annuler les paroles du Christ et donc son autorité. Que les païens passent leur vie à le faire, quoi d’étonnant à cela ? Qu’en revanche des personnalités en vue dans certaines églises cherchent à noyer le poisson par toutes sortes de contorsions faussement exégétiques, cela relève de la même engeance. Quelle différence en effet entre ceux qui affirment que Jésus de Nazareth n’a jamais existé (la fameuse et fumeuse thèse « mythiste » chère à quelques essayistes, (voir ici), et ceux qui prétendent qu’il n’a jamais voulu dire ce qu’il a pourtant clairement dit, comme s’il n’avait servi à ses disciples que quelques vagues allégories moralisantes ?
Marcher selon le Christ
Marcher selon le Christ, particulièrement en tant que serviteur de la Parole qui doit donner l’exemple, ce n’est pas se déclarer sans péché : Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est pas en nous (1 Jean 1.8-10). Ce que complète le passage qui suit ce texte de près : Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui. Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est vraiment parfait en lui. A ceci nous reconnaissons que nous sommes en lui : celui qui déclare demeurer en lui, doit marcher aussi comme lui (le Seigneur) a marché (1 Jean 2.4-6). Et si quelqu’un demande encore en quoi consiste « marcher comme lui », l’apôtre Paul le déclare aux Éphésiens (5.8-13) : Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez donc comme des enfants de lumière ; car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et n’ayez rien de commun avec les œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les. En effet ce que ces gens font en secret, il est honteux même d’en parler, mais tout cela une fois dénoncé apparaît à la lumière.
Que celui qui a des oreilles entende.
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